APPROCHE THÉRAPEUTIQUE
Psychothérapie TCC/TCCE à L’Isle-Jourdain
Une approche structurée, progressive et intégrative
Les thérapies cognitives, comportementales et émotionnelles — TCC/TCCE — permettent de comprendre les liens entre pensées, émotions, sensations corporelles et comportements. Elles ne consistent pas seulement à « penser autrement » ou à appliquer des exercices. Elles cherchent d’abord à comprendre ce qui entretient une difficulté dans le présent : une peur, un évitement, une rumination, un rituel, une impulsivité, une perte d’élan ou une surcharge émotionnelle.
Dans ma pratique, la psychothérapie TCC/TCCE s’inscrit dans une approche intégrative. Elle peut être associée à une écoute plus analytique, à une lecture systémique de certaines situations, ou à des outils issus de l’ACT, de la DBT/TCD ou de la thérapie des schémas, selon ce qui paraît adapté à la demande.
L’objectif n’est pas de plaquer une méthode sur une personne, mais de construire un accompagnement clair, progressif et ajusté.
Qu’est-ce qu’une TCC/TCCE ?
Une TCC/TCCE s’intéresse à ce qui se passe concrètement lorsqu’une difficulté apparaît : la situation, les pensées qui surgissent, les émotions ressenties, les sensations corporelles, les comportements mis en place et les conséquences qui suivent.
Par exemple, une personne peut éviter une situation parce qu’elle déclenche une forte anxiété. Sur le moment, l’évitement soulage. Mais à long terme, il peut renforcer la peur et réduire progressivement la liberté d’action.
Le travail thérapeutique consiste alors à comprendre ce cercle, puis à introduire des changements possibles : repérer les pensées automatiques, observer les réactions émotionnelles, travailler les comportements d’évitement, construire des étapes progressives, retrouver des marges de choix.
L’analyse fonctionnelle : comprendre ce qui se répète
L’analyse fonctionnelle est un temps central en TCC/TCCE. Elle vise à comprendre comment une difficulté se déclenche, se maintient et se répète.
Une crise d’angoisse, un évitement, une rumination, un rituel ou une réaction impulsive ne surgissent pas hors contexte. Ils apparaissent dans une situation, s’accompagnent de pensées, d’émotions, de sensations corporelles, puis produisent des conséquences.
Ce travail permet d’identifier ce qui soulage à court terme, mais entretient parfois la difficulté à long terme. Il sert ensuite à construire un accompagnement plus précis.
En TCC/TCCE, cette analyse peut s’appuyer sur différents repères, notamment le modèle ABC. D’autres grilles plus détaillées existent. Elles ne sont pas toujours utiles à présenter d’emblée au patient.
Le modèle ABC : situation, pensées, conséquences
Le modèle ABC aide à repérer les liens entre une situation, les pensées qui l’accompagnent et les conséquences émotionnelles ou comportementales.
Ce modèle montre que ce n’est pas toujours la situation seule qui produit la souffrance, mais aussi la manière dont elle est interprétée. Cela ne veut pas dire que la difficulté est « dans la tête ». Cela permet plutôt d’ouvrir un espace de travail : repérer ce qui se joue, puis chercher ce qui peut être modifié.
La thérapie d’acceptation et d’engagement — ACT
L’ACT, pour Acceptance and Commitment Therapy — thérapie d’acceptation et d’engagement —, relève de la troisième vague des TCC. Elle ne cherche pas d’abord à faire disparaître les pensées ou les émotions douloureuses, mais à transformer la relation que l’on entretient avec elles.
Dans bien des cas, plus on lutte contre une pensée, une sensation ou une émotion, plus elle prend de place. L’ACT propose une autre voie : observer ce qui se passe, reconnaître une pensée pour ce qu’elle est — une pensée —, faire de la place à certaines expériences internes, puis revenir à ce qui compte concrètement dans sa vie.
Elle s’appuie sur quelques axes simples et exigeants : présence à l’instant, acceptation, défusion cognitive — ne pas se confondre avec ses pensées —, clarification des valeurs et action engagée. La question n’est pas seulement « est-ce vrai ? », mais aussi : « est-ce utile pour avancer vers une vie plus libre, plus ajustée, plus proche de mes valeurs ? »
Cette approche peut trouver sa place dans un accompagnement TCC/TCCE lorsque la personne se sent prise dans des ruminations, des évitements, une anxiété chronique, une perte de sens, un burn-out ou une lutte intérieure épuisante. L’objectif n’est pas d’attendre que l’anxiété, la peur ou le doute disparaissent, mais de retrouver une direction et de poser des actes en accord avec soi, même en leur présence.
DBT/TCD : régulation émotionnelle, impulsivité et relations instables
La DBT, ou thérapie comportementale dialectique — TCD en français — s’est développée dans le champ des TCC autour des difficultés de régulation émotionnelle. Elle s’intéresse aux moments où l’émotion déborde, se coupe, explose ou entraîne des comportements difficiles à contrôler.
Certains outils issus de la DBT/TCD peuvent être mobilisés lorsque la difficulté concerne l’intensité émotionnelle, l’impulsivité, la peur de l’abandon, les relations instables, la colère, la détresse ou la difficulté à poser des limites. Ces manifestations peuvent se rencontrer dans différents tableaux cliniques, notamment dans les fonctionnements état limite ou borderline.
Le travail vise à développer des compétences : observer ce qui se passe, tolérer un moment de détresse, trouver une réponse plus ajustée, préserver les liens, revenir au présent et limiter les passages à l’acte.
Lorsqu’un trouble de la personnalité borderline est diagnostiqué par un médecin ou suspecté par un tiers , un avis médical ou psychiatrique est nécessaire en complément du suivi.
Thérapie des schémas : repérer les répétitions
La thérapie des schémas aide à comprendre certains modes de fonctionnement qui se répètent, parfois depuis longtemps : peur d’être abandonné, sentiment d’échec, exigence excessive, culpabilité, méfiance, difficulté à poser des limites, impression de ne jamais être assez, ou tendance à se couper de ses besoins.
Ces schémas organisent parfois la manière de ressentir, d’anticiper, de choisir, de se protéger ou d’entrer en relation. Le travail consiste à les repérer, à comprendre leur fonction de protection, puis à ouvrir d’autres réponses possibles.
Quels outils selon quelles difficultés ?
Les TCC/TCCE ne reposent pas sur un outil unique. Selon la demande, le travail peut intégrer :
Pour une phobie, le travail peut porter sur l’exposition progressive. Pour un TOC, il peut s’agir d’observer les rituels et de travailler la prévention de réponse. Pour une anxiété chronique, l’attention se porte sur les anticipations, les ruminations et les évitements. Pour un burn-out, le travail peut concerner les limites, le rythme, les exigences internes et la reprise progressive d’appuis concrets. Certains outils issus des TCC/TCCE peuvent aussi soutenir l’accompagnement du TDAH chez l’enfant et l’adolescent, notamment autour de l’organisation, de l’attention, de l’impulsivité et de l’estime de soi.
Le choix des outils dépend toujours de la situation et du premier travail d’évaluation.
TCC/TCCE et réalité virtuelle
Pour certaines phobies, l’exposition peut s’appuyer sur la réalité virtuelle. Elle permet d’approcher une situation redoutée dans un cadre contrôlé, progressif et ajustable. La réalité virtuelle reste un outil au service du travail thérapeutique, notamment lorsque la confrontation directe paraît trop difficile ou trop complexe à organiser au départ.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la page consacrée à la réalité virtuelle.
TCC/TCCE en visio
Une partie du travail TCC/TCCE peut se mener en visio : analyse fonctionnelle, travail sur les pensées automatiques, repérage des émotions et des évitements, exercices entre les séances, clarification des objectifs. La thérapie par exposition en réalité virtuelle, en revanche, se pratique en cabinet avec le matériel adapté.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la page dédiée à la consultation psy en visio.
Cadre et limites
Chaque accompagnement commence par un premier échange. Ce temps permet de comprendre votre demande, de voir ce qui peut être travaillé ensemble, et de poser un cadre clair.
Questions fréquentes
Les TCC sont-elles seulement des exercices ?
Non. Les exercices peuvent faire partie du travail, mais ils ne résument pas la TCC/TCCE. Avant toute intervention, il faut comprendre la difficulté, son contexte, ce qui la déclenche et ce qui la maintient.
Faut-il avoir un diagnostic pour commencer ?
Pas nécessairement. Un diagnostic médical peut être utile ou indispensable dans certaines situations, mais le travail thérapeutique commence aussi par l’exploration de ce que vous vivez concrètement. Si un avis médical est nécessaire, il peut être recommandé de consulter un médecin ou un psychiatre.
Quelle différence entre TCC, ACT, DBT et thérapie des schémas ?
Les TCC/TCCE forment un cadre large. L’ACT travaille davantage la relation aux pensées, aux émotions et aux valeurs. La DBT/TCD apporte des outils autour de la régulation émotionnelle, de l’impulsivité et des relations. La thérapie des schémas aide à repérer des fonctionnements plus anciens et répétitifs.
Les TCC conviennent-elles à l’anxiété ?
Elles sont souvent utilisées pour les troubles anxieux, les phobies, les attaques de panique, les TOC ou l’anxiété sociale. Le travail dépend de la situation précise et de ce qui entretient la difficulté.
Peut-on faire de la TCC en visio ?
Oui, une partie du travail peut se faire en visio : analyse fonctionnelle, travail sur les pensées, émotions, évitements et exercices entre les séances. La réalité virtuelle, elle, nécessite un cadre en cabinet.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Il n’y a pas de durée standard. Certaines demandes nécessitent quelques séances ciblées ; d’autres demandent un accompagnement plus long. Le rythme est discuté ensemble et réajusté au fil du suivi.
Les consultations sont-elles remboursées ?
En tant que psychopraticienne, mes consultations ne sont pas prises en charge par l’Assurance maladie et n’entrent pas dans le dispositif « Mon soutien psy ». Certaines mutuelles remboursent toutefois une partie des séances de psychothérapie : renseignez-vous auprès de la vôtre. Une facture peut vous être remise sur demande.
Pour toute question ou pour prendre rendez-vous :
