APPROCHE THÉRAPEUTIQUE
TCC et réalité virtuelle
Exposition progressive des peurs et évitements
La réalité virtuelle peut soutenir un travail en TCC/TCCE lorsqu’une peur, une phobie ou un évitement prend trop de place dans le quotidien. Elle permet d’aborder progressivement certaines situations anxiogènes — avion, conduite, transports, espaces clos, hauteur — dans un cadre contrôlé et accompagné.
L’objectif n’est jamais de brusquer, ni de vous confronter brutalement à ce qui fait peur. Le travail se construit pas à pas, avec des repères clairs, à partir de votre situation, de votre rythme et de ce qui paraît cliniquement adapté.
Dans cette pratique, la technologie reste un outil au service du soin. Elle ne remplace ni la relation thérapeutique, ni le travail d’analyse de ce qui entretient la peur : pensées automatiques, sensations corporelles, anticipation, évitement ou comportements de sécurité.
Je suis formée aux thérapies comportementales et cognitives — TCC/TCCE — ainsi qu’à l’exposition par réalité virtuelle, au sein de l’EFPP. Cette formation a notamment été assurée par le Dr Éric Malbos, psychiatre, chercheur et spécialiste des TCC et de l’exposition en réalité virtuelle au CHU Sainte-Marguerite de Marseille.
Pour mieux comprendre mon cadre de travail, vous pouvez consulter la page dédiée à la psychothérapie TCC/TCCE.
Pour quelles situations utiliser la réalité virtuelle ?
La réalité virtuelle peut être envisagée lorsque la peur concerne une situation difficile à approcher directement dans le réel. Elle peut soutenir un travail en TCC et réalité virtuelle pour certaines phobies, des évitements anxieux ou des situations associées à la panique.
Elle peut notamment être envisagée pour travailler progressivement :
- la peur de l’avion, ou aviophobie : décollage, vol, turbulences, sensation d’être enfermé dans l’appareil ;
- la peur de conduire, ou amaxophobie : autoroute, tunnels, ponts, embouteillages, conduite seul ou avec passagers ;
- la peur des espaces clos, ou claustrophobie : ascenseurs, pièces fermées, transports, lieux dont il semble difficile de sortir ;
- la peur de la hauteur ou peur du vide, ou acrophobie : balcon, passerelle, escalier, pont, point de vue en hauteur ;
- la peur de sortir, des lieux publics, des foules ou des files d’attente, souvent associée à l’agoraphobie lorsque la personne craint de ne pas pouvoir s’échapper ou être aidée ;
- l’anxiété sociale, ou phobie sociale : peur du regard des autres, peur de parler, de rougir, d’être jugé ou observé ;
- la peur de faire une crise d’angoisse ou une attaque de panique : dans les transports, en voiture, dans un lieu public ou dans une situation où sortir paraît difficile.
La réalité virtuelle peut également être utile pour certains TOC, conduites addictives ou troubles du comportement alimentaire, lorsque l’exposition progressive a un intérêt clinique. Chaque indication est évaluée lors du premier échange, afin de voir si la réalité virtuelle est adaptée à votre situation et à votre rythme.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une TCC/TCCE ?
La thérapie cognitive, comportementale et émotionnelle — TCC/TCCE — est une approche structurée qui s’intéresse à ce qui entretient une difficulté dans le présent : pensées automatiques, réactions émotionnelles, sensations corporelles et comportements d’évitement. Elle permet de construire un travail progressif, avec des objectifs clairs et des repères concrets.
Pour quelles situations la réalité virtuelle peut-elle être utilisée ?
La réalité virtuelle peut être utilisée dans un travail TCC/TCCE pour certaines peurs, phobies, situations d’évitement, troubles anxieux, TOC, conduites addictives ou troubles du comportement alimentaire, lorsque l’exposition progressive a un intérêt clinique.
Dans ma pratique, elle est surtout envisagée pour des situations concrètes et anxiogènes : peur de l’avion, de conduire, des transports, des tunnels, des espaces clos, de la hauteur, ou certains évitements liés à la panique ou à l’agoraphobie. Chaque indication est évaluée lors du premier échange.
Les TCC sont-elles efficaces ?
Les TCC font partie des approches psychothérapeutiques les plus étudiées, notamment pour les troubles anxieux, les phobies, les TOC et les troubles paniques. Leur efficacité dépend cependant de plusieurs facteurs : nature de la difficulté, ancienneté des symptômes, régularité du suivi, implication dans les exercices et contexte de vie. Les objectifs sont donc définis ensemble, puis réévalués au fil de l’accompagnement.
En quoi la réalité virtuelle aide-t-elle ?
La réalité virtuelle permet de travailler certaines situations anxiogènes dans un environnement contrôlé et progressif. Par exemple : prendre un avion, entrer dans un ascenseur, conduire, traverser un tunnel, faire face à une situation sociale, être confronté à une tentation addictive. L’intensité peut être ajustée à chaque étape. Le thérapeute reste présent pendant toute l’exposition.
Est-ce que je serai forcé d’affronter ce qui me fait peur ?
Non. Jamais. L’exposition se fait avec votre accord, à votre rythme, et uniquement lorsque vous vous sentez prêt. Le but n’est pas de supprimer toute peur, mais d’apprendre progressivement à ne plus organiser sa vie autour de l’évitement.
La réalité virtuelle peut-elle se faire en visio ?
Non. La thérapie par exposition en réalité virtuelle nécessite un cadre en cabinet avec le matériel adapté. Pour les consultations à distance, vous pouvez consulter la page consultation psy en visio.
Quelle place pour la relation thérapeutique ?
Même si le cadre est structuré, la relation reste centrale. Le travail se construit ensemble, dans une relation active, humaine et respectueuse, où chacun avance à son rythme.
Comment savoir si cette approche me correspond ?
Le premier entretien permet de faire le point sur votre situation, vos attentes et vos objectifs. Cela permet de réfléchir ensemble à l’approche la plus adaptée, avec ou sans réalité virtuelle.
Les consultations sont-elles remboursées ?
En tant que psychopraticienne, mes consultations ne sont pas prises en charge par l’Assurance maladie et n’entrent pas dans le dispositif « Mon soutien psy ». Certaines mutuelles remboursent toutefois une partie des séances de psychothérapie : renseignez-vous auprès de la vôtre. Une facture peut vous être remise sur demande.
Pour toute question ou pour prendre rendez-vous :
